LE FABULEUX DESTIN

 

 D’AMÉLIE POULAIN

Avant même d’aller voir ce film, j’avais décidé d’en faire la critique tant j’entendais tous et chacun l’encenser d’éloges.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçue. Ce film regorge bien d’une certaine fraîcheur candide, simple, léger pas nécessairement frivole, pouvant être résumé avec justesse par le terme de CHARMANT.

Il faut cependant avoir un certain penchant pour la culture française. Le caractère de ses personnages reflète sans équivoque l’atmosphère typiquement européenne avec ses calembours, son vocabulaire bien à lui, ses patois, bref, plus vous êtes français plus vous aimez.

C’est ainsi, qu’au fil de la projection, il m’a bien fallu admettre qu’en tant que québécoise je parle évidemment la même langue cependant, j’ai eu un peu de mal par moment, à intégrer la totalité des dialogues. De ce fait, je due me rendre à l’évidence que sans le savoir, j’appartenais bien plus à la philosophie américaine que je ne le croyais.

Amélie, cette petite fille timide, réservée, tour à tour sentimentale et espiègle a bien sûr réussi à me toucher mais, sans toutefois parvenir à m’émouvoir profondément.

Les personnages qui gravitent autour d’elle sont intéressants, différents les uns des autres et possèdent tous, une petite histoire bien personnelle. Notre gamine Amélie, devenue une jeune femme remplie de compassion, se plaît à user de stratège pour enjoliver leurs univers.

Sa façon bien à elle de semer le bonheur est amusante et l’on pourrait facilement penser que d’y parvenir pourrait bien être à la portée de chacun de nous. Au fond, c’est précisément cela qui en fait tout le charme. Savoir s’ouvrir au bonheur des autres était sans doute le message précieux que cherchait à nous livrer le réalisateur de ce film.

Dans ce sens, cela m’a plu, car il s’agit là d’un motif positif dans ce monde où la loi « du chacun pour soi » pourrait enfin s’en inspirer afin de faire preuve d’un peu plus de clémence et de charité envers nos voisins, nos collègues, etc.

Ce qui est certain, c’est que si vous n’êtes jamais allé en France, vous êtes assuré à coup sûr d’en goûter le meilleur.

Ce n’est pas un film à grand déploiement comme le sont les films américains, ni un film qui vous fera venir les larmes aux yeux et je ne suis pas non plus certaine que vous vous y reconnaîtrez, mais vous passerez un bon moment. Évidemment, je suis d’avis qu’une appréciation est avant tout quelque chose de totalement personnel.

Jusqu’à ce jour, j’avais tendance à trouver les films français complexes et particulièrement mélodramatiques, constamment axés sur les répartis intellos. C’est un peu comme s’il était des plus difficile d’y faire entrer l’harmonie, la capacité d’appréciation, l’approche spirituelle ou un brin de magie et de fantastique capable de charmer notre cœur d’enfant ne cherchant au fond qu’à se divertir sans trop se casser la tête. Bien sûr, il existait bien des films drôles particulièrement ceux signés Depardieu, mais aucun avant AMÉLIE n’avait autant réussi à nous procurer ce ravissement du quotidien.

C’est pour ces raisons que je n’hésiterais pas à prétendre qu’il s’agisse là d’un des meilleurs films français réalisé, donc méritant le détour. Par contre, si vous avez toujours été allergique aux films réalisés en France étant plutôt des fans de productions américaines, vous ne risquez pas de tomberez en amour avec Amélie autant que ces milliers de Français conquis.

Ma critique de ce film ne plaira peut être pas à tous, mais que voulez-vous, l’ayant déjà dit, « ce que l’on aime est tellement personnel ».

La preuve, dans le passé, un des films ayant récolté un maximum d’Oscar fut bien « Américain Beauty » et personnellement, j’ai détesté. C’est donc dire combien tous les goûts sont dans la nature.

Ce fameux soir de ma découverte du « Fabuleux Destin d’Amélie Poulain », j’avais également assisté à une seconde projection, celle du film « Cœurs perdus en Atlantide ». Ce dernier m’a beaucoup plu.

Était-ce parce qu’il s’agissait d’une nouvelle de Stephen King, racontant l’histoire d’un homme Anthony Hopkins (possédant des pouvoirs télépathiques mystérieux) qui demande l’aide d’un jeune garçon pour sauver sa vie ?

Il est vrai que ce genre de film me fascine et je fus littéralement subjuguée par le talent du petit bonhomme de 11 ans qui y joue avec un naturel, une authenticité tout à fait désarmante. Bref, c’est le genre qui me fait personnellement vibrer davantage. Chacun ses goûts n’est-ce-pas ?

Il faut un certain courage pour affirmer ses préférences, mais je suis certaine d’une chose; à ce jour, mes choix s’envolent toujours vers des sujets d’orientation mystique ou spirituelle. Ces intérêts me ressemblent et j’ai du reste souvent remarqué que se sont les gens les plus spirituels qui sont les plus capables de RESPECTER l’opinion d’une personne pensant différemment d’eux, sans pour autant s’en sentir menacés.

Espérons de tout cœur que vous êtes de ceux-là.

Ceci dit, si vous êtes originaire de la France, ou si vous avez déjà un faible pour les films européens, alors n’ayez aucune hésitation à faire davantage la découverte d’Amélie, une bien brave fille, à l’adresse :

 

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Musique "La Valse d'Amélie"