LE FILM

"LA CHANCE DE MA VIE"
"Me myself I"

 

Réalisateur    Pip KARMEL Recto ME MYSELF I (LA CHANCE DE MA VIE) (27Ko)
Année    1999
Genre    Comédie
Acteurs principaux

   Rachel Griffiths, David Roberts,
Yael Stone, Sandy Winton, Shaun
Loseby, Trent Sullivan, Felix Williamson, Ann Burbrook Running, Rebecca Frith

Être célibataire… ou bien choisir d’être mère… quelle galère…

 Ce film aurait tout aussi bien pu s’appeler :

 «  Si je pouvais recommencer ma vie. »

Ou encore, ça aurait pu être :

« Le gazon paraît toujours plus vert chez le voisin etc etc. »

 

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce film, c’est qu’il établi une foule de parallèle entre la célibataire et la mère de famille.

Au départ, notre célibataire est catapultée dans le monde le son double qui est mère de famille molle, effacée et peu sûre d’elle-même qui s’est tellement oubliée au fil des années qu’elle a fini complètement par ne plus du tout savoir qui elle était vraiment.

 

À cette étape du film, la célibataire se trouve
suffisamment perdue pour que sa famille ne
remarque pas beaucoup de différence entre les deux personnalités.

Nous comprenons facilement le désarroi de notre célibataire visiblement dépassée (et pour cause) par ces nouveaux événements impliquant des responsabilités pour lesquelles elle n’avait jamais été préparée au par avant.

Elle alla rencontrer la patronne de la maison d’édition qui employait de temps à autres les services de son double, afin d’écrire des articles des plus banals, conformes à leurs attentes mais si éloignés de véritables talents.

Elle essayait bien de prendre la relève mais éprouvait passablement des difficultés parce qu’elle réalisait de plus en plus intuitivement que cela ne lui ressemble pas.

Le passage dans l’ascenseur où les deux secrétaires examinent de façon hautaine le linge démodé qu’elle porte et qui la rejette en la bousculant suffisamment pour lui faire échapper ses documents finit par lui faire totalement prendre conscience de cet inconfort grandissant.

Elle finit même par réaliser que son double, cette mère de famille qui avait écrit de tels articles insipides par rapport aux vraies choses de la vie, n’avait sûrement jamais dû s’affirmer suffisamment pour parvenir à démontrer son réel potentiel.

Plus loin dans le film, la célibataire eut le courage d’envoyer promener cette éditrice en CHOISISSANT de restée unie à ses véritables principes.

Ce geste, la mère de famille n’aurait jamais eu le courage de le faire parce qu’elle essayait trop d’être ce que tout le monde attendait d’elle plutôt que d’être véritablement elle-même.

Tout au contraire, la célibataire elle, au fil de sa vie, avait appris à suffisamment S’AFFIRMER pour prendre SA vraie place dans SA vie.

À cet égard, on comprend tout de suite la position d’une mère de famille habituée à tellement s’oublier dans le budget familial que même ses besoins de posséder de beaux vêtements furent relégués bien loin. On est aussi conscient que cet avantage inexistant aurait pourtant pu contribuer à l’aider à dégager une certaine assurance.

Cette mère avait fini par passer ses frustrations dans les sucreries qui l’avaient comme ses grossesses répétées, poussées à grossir et qui par le rejet d’elle-même ne voyait même plus l’intérêt d’être attirante ou séduisante.

C’est cette PERCEPTION négative d’elle-même qui l’avait amenée à laisser son garçon le plus vieux l’injurier ou la dénigrer en la traitant de patate etc.

C’est toujours cette même PERCEPTION médiocre d’elle qui la poussait à transposer tout son amour sur son dernier-né au point de ne rien faire pour qu’il s’efforce de devenir propre lorsqu’il va aux toilettes.

Au contraire, la dépendance de ce dernier lui donnait le sentiment d’être indispensable à au moins un petit être sur cette terre.

C’est finalement aussi pour cette raison que ce bébé fut le seul à réaliser qu’il n’avait pas la bonne maman puisque la célibataire elle, tout au contraire le poussait à se débrouiller comme un grand et à s’affranchir d’elle.

Cet enfant roi réalisa très perplexe qu’il avait perdu sa place privilégié lorsque la célibataire étreigna d’un baiser enflammé son père juste avant son départ pour la journée.

C’est bien pour cela que le bébé n’était pas dupe, il savait qu’on lui avait chiper sa vraie maman, celle qui voyait en lui son unique raison d’être et qui l’avait toujours placé au centre de tout son univers à elle.

Oui, c’est ainsi que la mère de famille n’ayant conservé AUCUNE estime d’elle-même avait fini par accepter le comportement blasé du conjoint qui agissait depuis longtemps sans se remettre en cause du moins jusqu’à l’arrivé de cette célibataire dans la peau de son épouse.

Celui-ci, ne faisait plus vraiment attention à cette épouse qui avait choisi d’être plus qu’une mère plutôt qu’une amante.

Celle-ci de son côté avait tellement arrêté de faire attention à elle-même qu’on devine facilement qu’elle se soit désintéressé des relations sexuelles avec son conjoint au point de s’être choisi un amant médiocre dont n’aurait pourtant jamais voulu son double célibataire.

Pourquoi, parce que cette mère avait fini par avoir une si piètre opinion d’elle-même qu’elle ne réalisait même plus qu’elle pouvait MERITER mieux que cela.

Le conjoint à son tour l’avait tellement prise pour acquise qu’il ne faisait plus attention à elle au point de préférer lire au lit plutôt que de lui faire l’amour.

Il finissait même par trouver tout à fait normal de se limiter à amener sa femme dans un party d’amis(es) pour célébrer son anniversaire sans même avoir trouvé le temps de lui acheter un cadeau.

Aussi étant habitué à cette ancienne routine dénudée de plaisir, il était peu disposé à répondre à la demande de son épouse de pouvoir se retrouver dans les décors d’autrefois qui puissent leur rappeler l’époque où ils étaient follement tombés amoureuses l’un de l’autre.

Il avait prit l’habitude d’oublier ses besoins puisqu’il suffisait qu’il invoque comme excuse le coût de la gardienne pour qu’il obtienne le dernier mot, en justifiant ainsi qu’elle ne valait pas un tel luxe, (exact reflet au fond de ce qu'elle pensait d'elle-même).

Donc, notre célibataire dans cette nouvelle peau d’une mère avait compris qu’il lui fallait tout rattraper en commençant par la passion de son conjoint.

Mais pour y parvenir, elle devait avant toutes choses CHOISIR de s’affirmer et D’ÊTRE VÉRITABLEMENT ELLE-MÊME BIEN CONNECTÉE SUR SA PROPRE IDENTITÉ. En somme éviter de devenir ce que son double était devenu.

Et c’est justement ce qui est devenu le plus intéressant dans ce film. Chaque femme en visionnant cela pouvait facilement se sentir concerner, pouvait facilement s’identifier à cette célibataire qui comprenait qu’elle était LA SEULE À DEVOIR CHOISIR D’ÊTRE DIFFÉRENTE DE L’AUTRE ASPECT QU’ELLE NE VOULAIT PAS DEVENIR.

C’est ainsi que graduellement, la personnalité de la célibataire CHOISI DE NE PAS RESTER DANS LA PEAU DE LA MÈRE DE FAMILLE qui avait fini par oublier sa véritable personnalité.

Elle refusait de répéter ce modèle peut enviable d’une femme qui avait fini par devenir totalement soumise, effacée, dépendante du bon vouloir de son conjoint, résignée à accepter cette totale perte d’identité.

La célibataire a donc repris graduellement le dessus tout d’abord en n’autorisant plus son garçon le plus vieux à la dénigrer.

Puis en s’intéressant à son adolescente mais sans chercher à lui transposer ses propres peurs de femme (comme avait du le faire son double) face à ce que pouvait réserver la vie à sa fille.

Et finalement en se donnant surtout le droit d’exprimer sa colère lorsque son époux adoptait une attitude paternaliste de droit de décision sur l’achat d’un futur ordinateur.

Elle n’acceptait plus qu’il voit son travail à elle comme négligeable puisqu’elle était aussi compétente que son conjoint.

La célibataire possédait cette certitude contrairement à son double.

Elle était convaincue d’avoir parfaitement droit de posséder un matériel informatique plus décent et il n’était pas question qu’il ai le choix d’agir en Dieu décideur en regard de ses besoins fondamentaux à elle.

Le mari était déconcerté, il avait soudainement après toutes ces années, bel et bien à faire avec une femme qui s’affirmait et qui était si différente du double auquel il s’était habitué.

Mais, en même temps il réalisait que si cette femme remplie d’assurance était aussi une femme passionnée sexuellement qui le désirait et qui lui donnait le goût de revenir du travail avec un bouquet de roses alors, c’est sûrement que CETTE FEMME LÀ, MÉRITAIT VRAIMENT qu’on refasse sa conquête.

Il comprenait cette fois, plus que jamais auparavant qu’il ne voulait surtout pas prendre le risque de la reperdre à nouveau.

Donc, lorsque la célibataire décida de S’AFFIRMER et bien loin de perdre quoi que ce soit, elle avait TOUT a gagner.

En somme, on pourrait dire que le moral de ce film est que le MÊME homme peut devenir soit odieux, égoïsme, contrôlant, paternaliste, suffisant ou tout au contraire doux, tendre, affectueux, respectueux, admiratif et passionnément amoureux.

La seule vraie différence existant entre ces deux comportements opposés DÉPENDRA PRINCIPALEMENT DU COURAGE QU’AURA SA FEMME DE S’AFFIRMER OU AU CONTRAIRE DE NE CONSERVER QU’UNE OPINION DÉVALORISANTE D’ELLE-MÊME.  

Finalement, le plus important est de comprendre que ce qu’il lui fallait surtout éviter de perdre c’était son bien le plus précieux, soit L’ESTIME D’ELLE-MÊME, en comprenant VÉRITABLEMENT ce qu’elle valait au plus profond d’elle.

Ainsi, le message de ce film nous révélait qu’il ne sert absolument à rien de rêver du prince charmant, si vous n’avez pas vous-même décidé D’ÊTRE cette précieuse princesse qui s’affirme et qui MÉRITE qu’on se batte pour faire votre conquête.

 

 

 

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