EXPERTISE SUR LE COMA

SELON LA VULGARISATION

DU DOCTEUR DUPRAS

PREMIÈRE PARTIE

 

Le Docteur Dupras a eu l’immense générosité de nous rendre témoignage
de sa propre expérience tout en vulgarisant l’approche médicale
associée aux expertises acquises
en regard du coma, ultime limite
avant la frontière de la mort.

Voici son récit

 

À la sortie de l’adolescence, il y a déjà quelques années, j’ai vécu une expérience fantastique. Je me suis baladée sur la route de l’inconscient à l’occasion d’une maladie contagieuse soit « l’hépatite virale ».

Rarement, je me posais des questions au sujet de cette expérience mais depuis deux ans, je suis partie à la conquête de réponses à ces questions.

Tout le monde sait que le comportement conscient dépend d’un bon fonctionnement cérébral et que les désordres de la conscience indiquent une défaillance cérébrale.

Cependant, chez les humains, les comportements sont si variables qu’il est difficile de faire une évaluation médicale lors d’un coma.

La réduction ou l’absence d’un comportement conscient indique qu’une souffrance cérébrale est présente et que le praticien doit intervenir le plus tôt possible afin de tout mettre en œuvre pour la récupération du patient.

Le facteur principal, dans le coma hépatique est l’insuffisance des fonctions du foie. La conséquence est toujours la destruction des cellules qui conduit à l’épuisement de cet organe.

Le foie ne détoxique plus certaines substances et par conséquent, il ne fabrique plus certaines autres substances nécessaires à une activité nerveuse normale.

1 – Le pronostic dépend essentiellement de l’importance et de la vitesse de progression de l’insuffisance hépatique qui régit directement l’insuffisance neuronale.

L’examen neurologique permet de faire l’analyse des modifications de cinq fonctions physiologiques.

2 – L’état de la conscience, le type de la respiration, la taille et la réactivité des pupilles, les mouvements oculaires, les réponses oculo-vestibulaires et finalement les réponses motrices des muscles squelettiques sont tous des paramètres d’observation de l’état comateux.

Oui tout y était en ce jour du 8 avril 1963 où de praticienne je suis passée à patient à l’hôpital où j’oeuvrais depuis plusieurs années déjà.

Quelques jours auparavant, il m’avait fallu ralentir puis prendre congé de mes activités professionnelles en raison de sérieuses douleurs abdominales lancinantes jumelées aux mauvais fonctionnements de mes reins qui se répercutaient par de fortes nausées accompagnées de vomissements.

Plus mon état s’aggravait et plus l’état de confusion me gagnait. Mes connaissances médicales ne me plaçaient malheureusement pas à l’abri des conséquences qui en découlaient telles que des pertes de mémoire qui me plongeaient dans un profond sentiment d’impuissance.

La maladie n’a jamais été aussi pernicieuse à mes yeux que ce jour où des collègues durent se pencher sur mon cas. Toute la batterie d’analyses, de radiographies et de textes de circonstances furent réalisés en me nuisant encore d’avantage mes forces déjà si défaillantes.

On a beau connaître la maladie, les termes et ses répercussions cela ne nous enlève en rien les insécurités et l’atroce sentiment de solitude qui nous obligent à faire un retour sur soi dans ce détachement forcé.

Malgré cela j’étais consciente d’être entre bonnes mains car toute l’équipe n’avait de cesse d’investiguer pour dénicher la source où qu’elle puisse se trouver.

Pour ma part les circonstances avaient choisi de me faire sombrer dans un profond sommeil comme pour m’enlever tout pouvoir de suivre l’évolution de leurs constats sur ma personne.

Ma mère, cette si charmante dame, avait coutume de dire «moi ma fille, je ne suis pas médecin comme toi mais je vois bien que ça ne va pas ma douce; ton teint a trop changé. Je sais bien que vos effectifs sont réduits et que vous mettez les bouchés double mais d’après moi ma fille, tu es en train de te taper une hépatite virale ».

Je souriais en disant «mais chercherais-tu à me faire avouer que je serais un cordonnier mal chaussé ? ».

Cette fois-ci elle me regarda avec tout le sérieux dont elle est capable lorsque les plis se marquent sur son front. « Non ma fille sans blague, lorsque ton père a eu cette maladie lorsque tu étais à l’autre bout du monde pour tes congrès de scientifique et bien c’est cela qu’il avait et je ne t’avais rien dit pour ne pas t’inquiéter mais j’ai bien eu peur de le perdre et le pauvre il avait le même teint un peu verdâtre que je te reconnais. Alors fais-moi plaisir ma fille et docteur ou pas écoute ta mère s’il te plaît ».

« C’est bon maman, je te promets à la première heure demain je m’inscris pour des tests. Bon tu es contente là ça te rassure ».

Elle sourit à son tour en baissant légèrement les yeux afin que je ne puisse y déceler la petite larme qui tentait furtivement de se faufiler le long de ses cils.

Je me rappelais que mon jeune frère avait déjà eu les mêmes symptômes, bien qu’à beaucoup faible dose mais tout de même la présence de ce virus rôdait dangereusement comme un vautour cherchant sa proie et je ne devais pas négliger les avertissements qui semblaient se répéter autour de moi.

Finalement, mes confrères confirmèrent ce diagnostic sévère puisqu’il s’agissait d’hépatite à virus issu d’une infection grave avec pré-coma pyélonéphrite et cystite.

Pour vulgariser le tout, disons que ce type d’inflammation bactérienne des voies excrétrices s’attaque rapidement aux tissus rénaux, à la vessie augmentant rapidement le risque de complication.

Lorsque ce diagnostic fut confirmé, je ne pus réagir à cette nouvelle puisque déjà j’avais sombré dans l’inconscience flottant libérée de ce corps malade et dégagée de toutes ces souffrances insoutenables tant physique que mentale qui m’auraient empoisonné l’existence comme c’est normalement le cas pour tout être soumis au processus d’une telle maladie.

Dans un certain sens j’étais privilégiée malgré mon état. Sur le plan médical les neurologues définissent le coma comme étant un trouble de la conscience mais il est vrai que pour le commun des mortels l’appellation qui lui semblerait plus près de la réalité serait plutôt l’absence de conscience si je dois dire.

Après tout, la conscience n’est-elle pas aux yeux de tous, avoir la connaissance de soi-même et de l’environnement ?

Cependant, toujours dans un désir de vulgariser l’approche du sujet précisons ceci :

Il existe deux aspects de la conscience qui sont perturbés différemment par les affections cérébrales. L’une est le contenu de la conscience, la somme des fonctions mentales.

La seconde est l’éveil qui sur le plan comportemental est lié à l’apparence de vigilance.

La réduction de la vigilance ou de l’activité mentale selon les auteurs spécialistes Fred Plum et Jérôme B. Posner serait reliée aux risques sérieux de sursaut du patient au moindre stimulus, état de distraction le rendant incapable de penser rapidement ni clairement.

Ce patient interprète mal les perceptions sensitives étant considérablement affectées par une progressive désorientation des notions d’espace et de temps.

C’est justement dans cet état de dysfonctionnement que je vécus une sorte d’expérience de dé-corporation vraiment très particulière.

Je me sentais complètement déconnecté de toute conscience terrestre. Je commençais mon extraordinaire voyage dans des dimensions que je n’avais jamais connu ni même seulement envisagé pouvoir connaître un jour.

La suite de cette fascinante histoire
vous est dévoilée

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Avez-vous personnellement déjà vécu(e) des expériences extraordinaires,
une visite aux frontières de la mort,
une rencontre angélique ou encore connaîtriez-vous des personnes ayant déjà été témoin
s de phénomènes mystiques similaires ?

 Si tel est le cas, nous souhaiterions vivement en faire partager l’expérience à nos lecteurs.

À cette fin, veuillez communiquer avec

  Mme  Céline Jacques

 (450) 466-9093.

Nous apprécierions grandement en publier le témoignage.

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